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Paris: vue sur les toits avec Notre-Dame depuis Montparnasse

France

Paris : combien de jours il faut et quel est le meilleur mois

Photo: Radek Kucharski · CC BY 2.0

Paris est la ville la plus planifiée d'Europe et toujours celle que le plus de gens planifient mal. Tout est proche, alors on a envie d'improviser — et on passe une matinée à traverser la ville deux fois parce que deux choses voulues étaient dans des arrondissements opposés.

Réponses rapides

Ce qu'on demande avant de réserver

Combien de jours faut-il pour visiter Paris ?

Paris demande trois jours pour le Paris évident et cinq pour qu'il cesse d'être une liste de monuments. Trois jours montrent la ville ; cinq permettent d'y marcher.

Quel est le meilleur mois pour visiter Paris ?

Mai et juin — Le meilleur équilibre de l'année. Septembre et octobre — Plus calme, et la ville a repris le travail.

Quels sont les pires mois pour visiter Paris ?

Juillet et août — Affluence maximale, et la moitié de la ville est partie.

Calculez combien d’heures vous aurez à Paris à vos dates

Quand y aller, et ce que chaque mois vous coûte

Paris n'a pas vraiment de mauvaise saison, plutôt un ensemble de compromis. La question utile n'est pas quand fait-il le plus beau mais pour quoi suis-je prêt à faire la queue.

  1. janvier
  2. février
  3. mars: Ça vaut le coup, mais
  4. avril: Ça vaut le coup, mais
  5. mai: Allez-y
  6. juin: Allez-y
  7. juillet: Réfléchissez
  8. août: Réfléchissez
  9. septembre: Allez-y
  10. octobre: Allez-y
  11. novembre: Ça vaut le coup, mais
  12. décembre: Ça vaut le coup, mais
  • Mai et juin

    Allez-y

    Le meilleur équilibre de l'année

    Journées longues, jardins au mieux, et la ville qui fonctionne normalement. Fin juin ça commence à se remplir, mais les terrasses sont ouvertes et il fait jour tard.

  • Septembre et octobre

    Allez-y

    Plus calme, et la ville a repris le travail

    La foule estivale est partie, tout ce qui fermait en août a rouvert, et la lumière est belle. Octobre apporte plus de pluie mais les files diminuent nettement.

  • Mars, avril, novembre

    Ça vaut le coup, mais

    Bon marché et vide, en pariant sur le ciel

    Moins de monde et de meilleurs prix, mais vous pariez sur la météo. Ces mois marchent bien si votre plan peut déplacer les journées en intérieur — c'est exactement à ça que sert un itinéraire qui se réorganise.

  • Juillet et août

    Réfléchissez

    Affluence maximale, et la moitié de la ville est partie

    La chaleur se gère, les files non. Et il existe une vraie tradition parisienne : fermer en août. Restaurants indépendants, petites boutiques et boulangeries de quartier ferment des semaines. Les musées restent ouverts ; les endroits où vont vraiment les habitants, souvent non.

  • Décembre

    Ça vaut le coup, mais

    Journées courtes, belle atmosphère

    Il fait jour si peu longtemps que ça ampute vos visites de moitié, mais la ville est à son meilleur visuel et les musées sont calmes. Bon choix si le voyage est fait de gastronomie et d'intérieurs plus que de marche.

Que mettre dans sa valise pour Paris, mois par mois

Combien de jours il faut à Paris

Trois jours couvrent le Paris évident et paraîtront courts. Cinq, c'est là où la ville cesse d'être une liste de monuments et devient un endroit où vous avez marché, ce qui est la vraie raison de venir.

La contrainte est rarement la distance. C'est que les grands sites fonctionnent désormais avec des créneaux horaires, et une journée bâtie sans les vérifier d'abord s'effondre autour d'un unique billet de 14 h qu'on ne peut pas déplacer.

Comment la ville est organisée

Les arrondissements s'enroulent en spirale depuis le centre, ce qui semble anecdotique et se révèle très utile : les petits numéros sont centraux, et les numéros voisins sont en général accessibles à pied entre eux. Planifiez par numéro et vous traverserez rarement la ville deux fois.

  • Du 1er au 4e — le cœur historique, les îles, le Marais. Dense, marchable, et où presque tout le monde passe le premier jour.
  • 5e et 6e — le Quartier latin et Saint-Germain, rive gauche. Faciles à combiner avec le cœur.
  • 7e et 8e — le Paris monumental : la tour, les grandes avenues, plusieurs musées à créneau horaire.
  • Du 18e au 20e — Montmartre, Belleville et l'est. Plus loin, meilleur rapport qualité-prix, et méritent une journée plutôt qu'un détour.

Où dormir, et l'arrondissement qui vous fait gagner une demi-heure par jour

À Paris on choisit le quartier pour ce qu'on veut faire le soir, car dans la journée on rejoint presque tout à pied ou en métro. Le réseau est si dense qu'aucun point de la ville n'est loin d'une bouche, ce qui déplace le critère : à quoi ressemble la rue quand vous sortez de l'hôtel à dix heures du soir.

L'erreur classique est de réserver dans les arrondissements monumentaux parce que ça sonne bien. Le 7e et le 8e sont superbes le jour et morts passé huit heures, avec le dîner le plus cher de la ville et pas une boulangerie ouverte au retour.

QuartierPour quiLe hic
Le Marais (3e et 4e)Première visite. Central, tout à pied, et animé le soir.Parmi les plus chers, et le week-end les rues piétonnes se remplissent vraiment.
Saint-Germain et Quartier latin (5e, 6e)Cafés, librairies et dîner sans prendre le métro.Le tronçon touristique le long de la Seine a la pire cuisine du quartier aux prix les plus hauts.
9e, 10e et 11eMeilleur prix pour la même desserte. C'est ici que dînent les gens qui vivent à Paris.Moins carte postale : ce sont des quartiers de travail, pas de photo.
Montmartre (18e)Ambiance de village et vues, à bon prix.Tout est en côte, et le haut est un piège à touristes assez éhonté.
7e et 8eQui vient pour les grands musées et veut le silence absolu.Se vide le soir et dîner à côté coûte le double pour la même chose.

Comparez ces quartiers selon vos priorités

De l'aéroport au centre : trois portes, trois prix

Paris a deux aéroports et un qui fait semblant. Beauvais n'est pas à Paris : il apparaît dans les moteurs de recherche comme s'il l'était et il est à quatre-vingts kilomètres, avec un car de plus d'une heure qui ne dessert que la Porte Maillot. Si le billet coûte quelques euros de moins et vous prend deux heures par trajet, il n'était pas moins cher.

Depuis Charles-de-Gaulle, le RER B rejoint le centre en un peu plus d'une demi-heure et c'est le plus rapide, mais c'est un train de banlieue avec des portillons étroits : avec deux grosses valises à l'heure de pointe, c'est pénible. Le Roissybus va à Opéra sans correspondance et c'est l'option confortable avec des bagages.

  • Depuis Orly — la ligne 14 du métro va désormais directement au centre, c'est le plus simple. L'Orlyval avec le RER B existe toujours et coûte plus cher pour le même résultat.
  • Compostez toujours et gardez le billet jusqu'à la sortie : sur le RER il faut passer les portillons à l'arrivée, et il y a des contrôles.
  • La plupart des lignes n'ont pas la climatisation. En juillet et août les quais sont vraiment pénibles, et c'est une des raisons pour lesquelles août se passe mal ici.
  • Beaucoup de stations n'ont pas d'ascenseur. Avec une grosse valise ou une poussette, vérifier l'accessibilité de votre station avant de réserver vous évite quarante marches par jour.

Excursions d'une journée, et à quelle heure partir

Presque tout ce qui entoure Paris se fait dans la journée depuis une gare du centre. Ici la différence entre une bonne et une mauvaise excursion n'est pas la distance : c'est l'heure d'arrivée, parce que ces lieux se remplissent en milieu de matinée et ne se vident qu'à la fermeture.

  • Versailles — l'excursion évidente et celle qui punit la grasse matinée. À moins d'une heure en RER C, et entre arriver à l'ouverture et arriver à onze heures il y a des heures de file. Les jardins sont la moitié de la visite et beaucoup manquent de temps.
  • Giverny — la maison et le bassin de Monet, au nord-ouest. Fermé l'hiver, donc c'est une sortie du printemps à l'automne, point.
  • Chartres — la cathédrale et ses vitraux, à un peu plus d'une heure. C'est une demi-journée et presque personne ne la fait, ce qui se sent dès l'arrivée.
  • Reims — la capitale du champagne, à trois quarts d'heure en TGV. Les visites de caves se réservent, et c'est ce qu'on laisse pour la dernière minute.
  • Fontainebleau — le château que Versailles a éclipsé. Aussi impressionnant, avec une fraction de la foule, et une forêt à côté.

Manger à Paris sans tomber dans le piège

Paris a des horaires rigides et c'est le détail qui casse le plus de programmes. Les cuisines ferment : on déjeune de midi et demi à deux heures, on dîne à partir de dix-neuf heures trente. Arriver affamé à cinq heures de l'après-midi, c'est finir dans le seul établissement de la rue en service continu, qui est presque toujours le pire.

La règle qui marche le mieux est d'éviter tout restaurant avec la carte traduite en quatre langues et des photos des plats sur la porte, surtout en vue d'un monument. Deux rues plus loin, le même plat coûte nettement moins et il est mieux fait.

  • La formule du midi est le meilleur prix de la journée : entrée-plat ou plat-dessert, pour bien moins que la carte, dans les mêmes adresses.
  • Le café au comptoir et en salle ne valent pas pareil. C'est légal et c'est affiché : s'asseoir en terrasse a un prix, ce n'est pas une arnaque.
  • Boulangerie et pâtisserie ne sont pas la même boutique. La première fait le pain et la viennoiserie ; la seconde, la pâtisserie. Beaucoup ferment un jour en semaine, et pas toujours le même.
  • Les marchés couverts et les rues de marché sont la nourriture la moins chère et la meilleure de la ville, et ils fonctionnent le matin. Presque aucun n'ouvre le lundi.

Où manger à Paris, et quoi y commander

Aucun de ces endroits n'est le meilleur de sa catégorie à Paris, et ce n'est pas le critère. Ce sont ceux qui seront encore là dans cinq ans, où l'on entre sans réserver et qui donnent une version honnête de ce pour quoi on vient. La règle qui sauve le plus de repas, c'est de rentrer deux rues plus loin : le même plat coûte nettement moins cher et est mieux fait dès qu'on ne voit plus de monument.

  • Bouillon Chartier

    Institution

    Un vrai repas français assis, pas cher et sans réservation

    Un bouillon, c'est un format du XIXe — nourriture rapide, bon marché, populaire, servie dans une immense salle — et celui-ci tourne depuis 1896. Prenez les poireaux vinaigrette et le plat du jour. La queue fait partie du truc et elle avance ; les serveurs écrivent sur la nappe en papier et sont expéditifs, pas désagréables.

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  • Marché des Enfants-Rouges

    Marché

    Déjeuner debout, dans le Marais

    Le plus ancien marché couvert de Paris, des années 1620, aujourd'hui autant un ensemble de stands qu'un marché. Marocain, japonais, italien, le tout sous le même toit avec des tables partagées. Ça coûte une fraction d'un restaurant et ça se règle en vingt minutes. Fermé le lundi, comme presque tous les marchés parisiens.

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  • Marché d'Aligre

    Marché

    Le marché où les Parisiens font vraiment leurs courses

    Moitié étals en plein air, moitié halle couverte, dans le 12e et loin du parcours touristique. C'est là qu'on voit la différence entre un marché qui nourrit un quartier et un marché qui photographie bien. Le matin seulement, et pas le lundi.

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  • Rue Mouffetard

    Où chercher

    Une rue où picorer en marchant

    Rue de marché dans le 5e : boulangeries, fromager, poissonnier et cafés avec l'ardoise du jour. Ça marche mieux pour se composer un pique-nique que pour s'attabler — les restaurants du bas de la rue, c'est le côté touristique.

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  • Berthillon

    Institution

    Le dessert qui vaut la traversée du fleuve

    Sur l'île Saint-Louis, et la référence de la glace parisienne depuis 1954. Ce sont les sorbets aux fruits, pas les crèmes. La boutique ferme pour congés en plein été, ce qui est une blague très parisienne, mais la moitié de l'île en vend.

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Combien coûte un voyage à Paris, et comment payer sur place

Ce qui change le voyage

  1. Réservez les entrées horodatées avant de construire les journées, pas après. Le créneau décide de la journée ; le reste s'organise autour.
  2. Beaucoup de musées ferment un jour par semaine, et ce n'est pas le même partout. Deux fermés le même jour est une façon courante de perdre un après-midi.
  3. Le centre est bien plus marchable qu'il n'y paraît sur un plan de métro. Traverser trois arrondissements à pied est souvent plus rapide que deux correspondances.
  4. Le dimanche change la ville : beaucoup de commerces ferment, mais le Marais est la fameuse exception et les musées sont généralement ouverts.
  5. Si vous y allez en août, planifiez en tenant compte des fermetures des indépendants plutôt que de supposer votre liste ouverte.

Planifiez Paris autour des billets que vous avez vraiment

Trois jours à Paris entrent dans la version gratuite : une destination, jusqu'à trois jours, sans compte. Les voyages plus longs et les excursions à Versailles ou Giverny relèvent de Premium.

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