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Bruxelles: Les maisons des corporations de la Grand-Place au crépuscule

Région de Bruxelles-Capitale, Belgique

Bruxelles : combien de jours il faut et quand y aller

Photo: Trougnouf (Benoit Brummer) · CC BY 4.0

Bruxelles ne cherche pas à séduire, et séduit quand même. Son centre, c'est la Grand-Place, l'une des plus belles places d'Europe, bordée des maisons des corporations aux pignons dorés, rebâties après un bombardement français au XVIIe siècle ; autour d'elle courent les ruelles de restaurants de l'îlot Sacré, les galeries couvertes du XIXe siècle et les cafés où l'on sert les bières belges, chacune dans son verre. Plus loin s'élèvent les hôtels de maître des architectes qui ont fait naître ici l'Art nouveau, les grands musées de la peinture flamande et de Magritte, les fresques des héros de bande dessinée que la Belgique a donnés au monde, et les tours de verre de l'Union européenne. C'est une ville bilingue, française et néerlandaise, un carrefour de nationalités, où les grandes avenues côtoient des rues négligées. Le problème de planification, c'est le caractère de la ville et sa position. Bruxelles récompense ceux qui flânent d'un quartier à l'autre, tous très différents, et c'est aussi la base pour découvrir la Belgique : Bruges, Gand et Anvers sont chacune à une heure de train environ. Donnez deux jours à la ville, et le reste aux villes flamandes.

Réponses rapides

Ce qu'on demande avant de réserver

Combien de jours faut-il pour visiter Bruxelles ?

Bruxelles demande deux jours : un pour la ville basse — la Grand-Place, les galeries royales Saint-Hubert, le Manneken-Pis et les fresques de BD — et un pour les musées de la ville haute, peinture flamande et Magritte, les maisons Art nouveau, le quartier européen et l'Atomium. Un troisième jour est pour Bruges, Gand ou Anvers, chacune à une heure de train ou moins.

Quel est le meilleur mois pour visiter Bruxelles ?

De mai à septembre — Terrasses et festivals.

Calculez combien d’heures vous aurez à Bruxelles à vos dates

Quand y aller, et ce que chaque mois vous coûte

Bruxelles a un climat océanique doux et humide : des étés frais, des hivers doux et de la pluie en toute saison. Les mois chauds, de mai à septembre, sont les meilleurs, avec les terrasses et les festivals ; le marché de Noël égaie décembre.

  1. janvier: Ça vaut le coup, mais
  2. février: Ça vaut le coup, mais
  3. mars: Ça vaut le coup, mais
  4. avril: Ça vaut le coup, mais
  5. mai: Allez-y
  6. juin: Allez-y
  7. juillet: Allez-y
  8. août: Allez-y
  9. septembre: Allez-y
  10. octobre: Ça vaut le coup, mais
  11. novembre: Ça vaut le coup, mais
  12. décembre: Ça vaut le coup, mais
  • De mai à septembre

    Allez-y

    Terrasses et festivals

    Des journées douces à chaudes, de longues soirées et des terrasses sur les places. Début juillet, le grand cortège historique de l'Ommegang traverse la Grand-Place, et en août des années paires le tapis de fleurs la recouvre ; les averses d'été sont fréquentes.

  • Octobre et novembre

    Ça vaut le coup, mais

    Gris, humide et culturel

    Des journées fraîches, souvent pluvieuses, et des après-midi courts. La saison des musées, des concerts et des cafés à bière.

  • Décembre

    Ça vaut le coup, mais

    Plaisirs d'hiver

    Des journées froides et sombres, éclairées par le marché de Noël autour de la Grand-Place et du Marché aux Poissons, avec un spectacle de lumière sur la place. Les hôtels se remplissent le week-end.

  • De janvier à avril

    Ça vaut le coup, mais

    Froid, gris et calme

    Des journées froides et grises, de la pluie, et des prix plus bas. Les serres royales de Laeken ouvrent quelques semaines en avril et en mai, un événement célèbre dont les dates changent chaque année ; le printemps arrive en avril.

Que mettre dans sa valise pour Bruxelles, mois par mois

Combien de jours il faut à Bruxelles

Deux jours couvrent la ville. Un pour le centre : la Grand-Place, les galeries royales Saint-Hubert, le Manneken-Pis, les fresques et le musée de la BD, et le soir le quartier Sainte-Catherine, autour de l'ancien marché aux poissons. Un pour le haut de la ville et au-delà : les musées royaux des Beaux-Arts et le musée Magritte, les maisons Art nouveau de Horta, le quartier européen et l'Atomium, aux portes de la ville.

Le troisième jour est pour une ville flamande : Bruges et ses canaux, Gand avec ses tours et son retable de l'Agneau mystique, ou Anvers avec Rubens et sa gare, chacune à une heure de train ou moins.

Comment la ville est répartie, entre ville basse et ville haute

Bruxelles s'est bâtie sur deux niveaux, à l'intérieur d'un pentagone de boulevards, la petite ceinture, qui a remplacé ses remparts. La ville basse rassemble la Grand-Place et les vieilles ruelles ; la ville haute, sur la crête à l'est, a le palais royal et les musées, et la cathédrale se dresse sur le versant entre les deux. Le quartier européen s'étend plus à l'est, et les quartiers Art nouveau d'Ixelles et de Saint-Gilles au sud.

  • La Grand-Place et l'îlot Sacré — la grande place, et les ruelles de restaurants et les galeries qui l'entourent.
  • Sainte-Catherine et Dansaert — le quartier de l'ancien marché aux poissons et la rue des créateurs, avec des bars et des restaurants de poissons et de fruits de mer.
  • Le Mont des Arts et le quartier royal — la ville haute, avec les musées, le palais royal et le parc.
  • Ixelles et Saint-Gilles — les quartiers du sud, avec leurs maisons Art nouveau, leurs cafés et les places animées de Flagey et du Châtelain.
  • Le quartier européen — les institutions de l'Union européenne autour du rond-point Schuman, avec le Parlement et le parc du Cinquantenaire.

Où dormir, et ce que chaque quartier vous coûte

La ville basse est la base classique, avec les monuments à pied ; Ixelles et Saint-Gilles sont plus locaux et plus animés le soir, et le quartier européen a des hôtels d'affaires qui se vident, et deviennent moins chers, le week-end.

Les prix peuvent grimper pendant les semaines des grands sommets européens, et baissent le week-end et en août dans les quartiers d'affaires. La ville perçoit une taxe de séjour par chambre et par nuit.

QuartierÀ qui il convientLe hic
Autour de la Grand-PlaceLes premières visites : la place, les galeries, les restaurants et la gare Centrale à pied.Touristique, avec des restaurants attrape-touristes dans les ruelles.
Sainte-Catherine et DansaertDes bars, des fruits de mer, des boutiques de créateurs et un public plus jeune, à cinq minutes de la Grand-Place.Bruyant la nuit autour des places.
Ixelles et Saint-GillesLa vie de quartier, des rues Art nouveau, des cafés et des restaurants, à un trajet de tramway ou de métro du centre.Plus loin des monuments, et quelques coins mal fréquentés près de la gare du Midi.
Le quartier européenDes hôtels d'affaires, les institutions et le parc du Cinquantenaire, moins chers le week-end.Mort le soir et le week-end.

Comparez ces quartiers selon vos priorités

Arriver, et se déplacer

Bruxelles est l'un des nœuds ferroviaires de l'Europe : les trains à grande vitesse rejoignent Paris en une heure et demie environ, et Londres par le tunnel sous la Manche, Amsterdam et Cologne en deux heures environ. L'aéroport principal est à une vingtaine de minutes du centre en train.

Le centre se fait à pied, avec le métro, les trams et les bus pour le reste. Les trains pour Bruges, Gand et Anvers partent plusieurs fois par heure des gares du centre.

  • Certains vols à bas coût atterrissent à Charleroi, à une heure de car.
  • Les trains à grande vitesse arrivent à la gare du Midi ; ses abords sont peu engageants la nuit.
  • La signalisation est en français et en néerlandais : rues, gares et arrêts ont deux noms.
  • Payez avec une carte sans contact dans le métro, les trams et les bus.

La Grand-Place, l'Art nouveau et la BD

La Grand-Place est le cœur de la ville et l'une des grandes places d'Europe : l'hôtel de ville gothique et sa flèche, la Maison du Roi en face, et tout autour les maisons des corporations aux pignons dorés, rebâties en quelques années après le bombardement de la ville par les Français en 1695. Elle est inscrite au patrimoine mondial. Voyez-la de jour, revenez la nuit quand elle est illuminée, et en août des années paires, quand le tapis de fleurs la recouvre pendant quelques jours.

  • Les musées royaux des Beaux-Arts — la peinture flamande, de Bruegel à Rubens, et un musée consacré à Magritte.
  • La maison Horta — la maison et l'atelier de Victor Horta, l'un des créateurs de l'Art nouveau, avec ses ferronneries et ses verrières tout en courbes.
  • Les galeries royales Saint-Hubert — des passages couverts des années 1840, parmi les plus anciens d'Europe.
  • Les fresques et le musée de la BD — des scènes de Tintin et d'autres héros peintes sur les murs du centre, et un musée installé dans un ancien magasin de tissus Art nouveau dessiné par Horta.
  • L'Atomium — la maquette géante d'un cristal de fer construite pour l'Exposition universelle de 1958, avec la vue depuis sa sphère du sommet.
  • Le Manneken-Pis — la petite fontaine de bronze du XVIIe siècle, aujourd'hui une copie à son coin de rue, souvent vêtue de l'un des plus de mille costumes de sa garde-robe.

Comment on mange ici

La Belgique mange copieusement : les moules au vin blanc et leurs frites, la carbonade flamande à la bière brune, le stoemp, purée de pommes de terre aux légumes, les gaufres, le chocolat, et les frites cuites deux fois et servies en cornet de papier. Et elle boit de la bière comme nulle part ailleurs, des lambics acides brassés seulement autour de Bruxelles aux bières fortes des abbayes, chacune servie dans son propre verre.

On déjeune dès midi, on dîne dès dix-neuf heures. Évitez les restaurants à rabatteurs de la rue des Bouchers, à côté de la Grand-Place ; mangez là où mangent les Bruxellois, quelques rues plus loin.

  • Les frites se vendent en cornet dans les friteries, avec une dizaine de sauces.
  • Les cafés à bière servent des centaines de bières, chacune dans son verre ; demandez conseil au personnel.
  • Les chocolatiers vendent les pralines à la pièce ; les grands noms sont autour du Grand Sablon.
  • Le service est compris : arrondir suffit.

Où manger à Bruxelles, et quoi commander

Bruxelles mange et boit belge : les moules-frites, la carbonade flamande, les frites cuites deux fois en cornet, la gaufre légère de Bruxelles, et la gueuze, la bière acide brassée seulement autour de la ville. Mangez loin de la Grand-Place, et buvez dans un café à bière.

  • Moules-frites

    Quoi commander

    Les moules-frites

    Une cocotte de moules cuites à la vapeur avec du vin blanc, du céleri et de l'oignon, ou dans d'autres sauces, avec une assiette de frites. C'est le plat classique de Bruxelles, servi en grandes cocottes dans les restaurants de Sainte-Catherine, l'ancien quartier du marché aux poissons.

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  • Frites

    Quoi commander

    Les frites d'une friterie

    De grosses frites cuites deux fois, traditionnellement dans la graisse de bœuf, servies en cornet de papier avec de la mayonnaise ou l'une d'une dizaine de sauces. La Belgique en revendique l'invention, et les friteries des places de la ville font les meilleures.

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  • Carbonade flamande

    Quoi commander

    La carbonade flamande

    Du bœuf mijoté longuement avec des oignons dans de la bière brune, avec une tranche de pain tartinée de moutarde pour lier la sauce. C'est le plat réconfortant de la Flandre, servi avec des frites.

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  • Gaufre de Bruxelles

    Quoi commander

    La gaufre de Bruxelles

    Une gaufre rectangulaire, légère et croustillante, aux alvéoles profondes, saupoudrée de sucre glace, ou garnie de fruits et de crème. La gaufre de Bruxelles est plus légère que la gaufre de Liège, sucrée et dense, qu'on vend aussi partout en ville.

    Vérifiez-le sur Wikidata
  • Gueuze

    Quoi commander

    La gueuze, la bière acide de Bruxelles

    Un assemblage de lambics jeunes et vieux, des bières de fermentation spontanée brassées seulement à Bruxelles et dans ses environs : acide, sèche et pétillante. Une brasserie familiale de lambic, en activité dans la ville depuis 1900, ouvre ses portes aux visiteurs ; les cafés à bière en servent aussi.

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Ce qui change le voyage

  1. Voyez la Grand-Place de jour, et revenez la nuit.
  2. Évitez les restaurants à rabatteurs des ruelles voisines de la place.
  3. Prenez le train pour Bruges, Gand ou Anvers le temps d'une journée.
  4. Commandez votre bière dans un café à bière, et laissez le personnel choisir.
  5. Prenez un parapluie en toute saison.
  6. Cherchez les fresques de BD au fil de vos promenades.

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