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JoruJoru
Bilbao: le musée Guggenheim au bord de la ria du Nervión

Pays basque, Espagne

Bilbao : combien de jours il faut et quand cela vaut le plus

Photo: Tim Adams from San Francisco · CC BY 2.0

Bilbao est assez petite pour se faire à pied et assez dense pour remplir trois jours sans se répéter. C'est aussi la ville que Joru utilise dans ses propres captures d'écran, et ce n'est pas un hasard : elle est très proche de la forme idéale d'un itinéraire planifié — compacte, bien reliée, avec une séparation nette entre la vieille ville et la nouvelle.

Réponses rapides

Ce qu'on demande avant de réserver

Combien de jours faut-il pour visiter Bilbao ?

Bilbao demande deux jours pour être bien couverte — le Casco Viejo et la ria l'un, Abandoibarra et les musées l'autre — et un troisième si vous voulez ajouter la côte.

Quel est le meilleur mois pour visiter Bilbao ?

Mai et juin — Les meilleures chances de l'année. Septembre — Mer chaude, moins de monde.

Calculez combien d’heures vous aurez à Bilbao à vos dates

Quand y aller, et le problème de la pluie

Bilbao est verte pour une raison. Ici, la pluie n'est pas une saison qu'on évite en choisissant le bon mois : c'est une possibilité presque toute l'année, et un itinéraire qui l'ignore s'effondre au premier après-midi mouillé.

  1. janvier: Ça vaut le coup, mais
  2. février: Ça vaut le coup, mais
  3. mars: Ça vaut le coup, mais
  4. avril: Ça vaut le coup, mais
  5. mai: Allez-y
  6. juin: Allez-y
  7. juillet: Ça vaut le coup, mais
  8. août: Ça vaut le coup, mais
  9. septembre: Allez-y
  10. octobre: Ça vaut le coup, mais
  11. novembre: Ça vaut le coup, mais
  12. décembre: Ça vaut le coup, mais
  • Mai et juin

    Allez-y

    Les meilleures chances de l'année

    Chaud sans excès, journées longues, et la plus faible pluviométrie du calendrier. Ce n'est toujours pas une garantie — c'est la côte atlantique — mais c'est le meilleur pari disponible.

  • Septembre

    Allez-y

    Mer chaude, moins de monde

    L'eau est à son plus chaud de l'année et la foule estivale est partie. Aste Nagusia, la grande fête de la ville, tombe dans la seconde moitié d'août et remplit complètement la vieille ville.

  • Juillet et août

    Ça vaut le coup, mais

    Chargé, mais pas la fournaise du reste de l'Espagne

    La côte nord reste confortable quand l'intérieur ne l'est pas, ce qui explique qu'elle se remplisse de visiteurs espagnols. Réservez à l'avance et attendez-vous à une vieille ville animée.

  • D'octobre à avril

    Ça vaut le coup, mais

    Humide, doux et bon marché

    Rarement froid, souvent pluvieux, et beaucoup plus calme. Parfaitement valable pour un voyage de musées, marchés et gastronomie — ce qui constitue de toute façon une grande partie de l'intérêt de Bilbao.

Que mettre dans sa valise pour Bilbao, mois par mois

Combien de jours il faut vraiment à Bilbao

Deux jours couvrent bien la ville : un pour le Casco Viejo et la ria, un pour le côté Abandoibarra et les musées. Le troisième jour est celui qui transforme un bon voyage en voyage mémorable, parce qu'il vous offre la côte — Getxo, le pont transbordeur, ou plus loin vers le littoral basque — sans rien retirer à la ville.

Au-delà de trois jours, Bilbao fonctionne mieux comme base que comme destination. Saint-Sébastien, Vitoria-Gasteiz et la Rioja Alavesa sont assez proches pour une excursion à la journée : c'est exactement la forme pour laquelle existe la planification multi-destinations.

Comment la ville est répartie

C'est la ria qui organise tout. Presque tout ce que vous voudrez voir se trouve sur une rive ou l'autre, et la marche entre les deux est assez courte pour que vous ne planifiiez pas selon les transports, mais selon le côté où vous êtes.

  • Casco Viejo — ruelles serrées, le marché, et là où se passe la soirée. À pied, et sans se presser.
  • Abando et Indautxu — l'extension du XIXe, des rues larges, l'essentiel des boutiques et une bonne partie de la cuisine.
  • Abandoibarra — les quais réaménagés, le Guggenheim, et la longue promenade au bord de l'eau qui relie le tout.
  • La ria vers la côte — accessible en métro, et la raison pour laquelle un troisième jour vaut le coup.

Où dormir dans une ville qu'on traverse à pied

Bilbao est assez petite pour que le choix du quartier compte peu en distances et beaucoup en ambiance. D'un bout utile à l'autre il y a une demi-heure à pied le long de la ria, donc ici on ne choisit pas pour les transports mais pour ce qu'on veut avoir sous la fenêtre.

La vraie division est simple : le Casco Viejo est là où se pratique le txikiteo et où il y a du bruit le week-end ; l'Ensanche, de l'autre côté de la ria, est là où l'on dort.

QuartierPour quiLe hic
Abando et IndautxuLa meilleure base : la ville nouvelle, avec métro, commerces et dix minutes de tout.C'est la partie la plus moderne et la plus quelconque ; le charme est en face.
Casco ViejoQui vient pour les pintxos et veut sortir dans la rue des bars.Le week-end il y a du bruit jusqu'à tard, et les rues sont étroites.
Abandoibarra et DeustoÀ côté du Guggenheim, moderne, calme et avec la promenade sur la ria.Peu de vie de rue : pour dîner il faut traverser vers le centre ou le Casco.
GetxoQui vient pour la côte et préfère dormir près de la mer.À une demi-heure de métro du centre, et ça fait deux trajets tous les jours.

Comparez ces quartiers selon vos priorités

De l'aéroport au centre, et l'excursion que fait le métro

L'aéroport de Loiu est tout proche et n'a pas de train : on en sort en bus, qui arrive au centre en un peu plus de vingt minutes et s'arrête à la gare routière et à plusieurs points de l'ensanche. C'est simple et il n'y a rien à décider ; le taxi coûte bien plus pour gagner peu.

En ville, le métro a deux lignes qui suivent la ria et font ce que presque aucun métro ne fait : ils vous déposent à la plage. La ligne vers Plentzia traverse Getxo et se termine au bord de la mer, donc un après-midi de côte ne demande ni voiture ni excursion organisée.

  • La Barik est la carte rechargeable valable métro, tram, bus urbain et funiculaire d'Artxanda. Elle revient bien moins cher que le ticket à l'unité.
  • Le funiculaire d'Artxanda monte en trois minutes au belvédère d'où l'on comprend la ville. C'est un transport public, ça coûte peu et presque personne n'en parle.
  • Le pont de Biscaye à Portugalete est classé au patrimoine mondial et fonctionne toujours comme transport : il fait passer voitures et piétons dans une nacelle. On y va en métro.
  • Le tram suit la ria et relie le Casco Viejo au Guggenheim sans côtes. Sous la pluie c'est la façon confortable de traverser le centre.

Excursions d'une journée depuis Bilbao

Bilbao est la meilleure base du nord de l'Espagne parce qu'elle a la mer, la montagne et deux grandes villes à moins d'une heure. Ce qui décide ici, c'est si vous avez une voiture : la côte de Biscaye est spectaculaire et les transports publics en desservent des morceaux, pas tout.

  • San Juan de Gaztelugatxe — l'ermitage sur un îlot avec l'escalier de pierre. La réservation est obligatoire et gratuite, elle part vite l'été, et il faut compter la descente et la remontée. En bus on y arrive, mais les horaires sont maigres.
  • Saint-Sébastien — une heure en car direct et fréquent. La Concha, la vieille ville et l'une des meilleures villes d'Europe pour manger. La sortie que font le plus de gens, à raison.
  • Gernika — une demi-heure en train. Le musée de la paix et le chêne ; une visite courte et dense, qui se marie bien avec la côte d'Urdaibai.
  • Getxo et Portugalete — à peine une excursion puisque c'est le métro urbain, mais cela donne un après-midi entier de front de mer, de villas et de pont transbordeur.
  • Rioja Alavesa — des caves à une bonne heure au sud. Il faut une voiture ou une excursion organisée, et les visites se réservent.

Les pintxos : ce qu'il faut savoir pour ne pas se tromper

L'erreur qu'on commet à Bilbao et dans tout le Pays basque est de traiter les pintxos comme des tapas. Ils ne sont pas gratuits et n'accompagnent pas la boisson : ils se paient, un par un, au prix affiché. Ce que vous voyez sur le comptoir n'est que la moitié de l'offre ; l'autre moitié est sur une ardoise, préparée à la commande, et c'est en général le meilleur du bar.

La coutume locale est le txikiteo : un pintxo et un petit verre de vin dans chaque bar, puis au suivant. S'asseoir pour dîner dans le premier et commander six choses, c'est exactement l'inverse du fonctionnement, et c'est aussi manger moins bien en payant plus.

  • Dans beaucoup de bars on se sert soi-même et on paie à la fin, à la confiance. On dit ce qu'on a pris et c'est tout ; personne ne compte.
  • Commandez ce qui est sur l'ardoise. Ce qui est sur le comptoir est là depuis un moment ; le chaud se fait à la minute et c'est là qu'on voit la vraie cuisine.
  • Le txakoli se verse de haut pour l'aérer, et se boit jeune et frais. C'est le vin de la région et il accompagne presque tout.
  • L'heure du txikiteo est avant le déjeuner, vers treize heures, et avant le dîner, vers vingt heures. Hors de ces créneaux beaucoup de bars ont un comptoir à moitié vide.
  • Une sidrería n'est pas un restaurant : menu fixe, on se sert à la kupela et c'est une expérience de groupe. Ça vaut le coup, en saison, et en réservant.

Où manger à Bilbao, et quoi y commander

Bilbao ne fonctionne pas au restaurant le midi comme le reste de l'Espagne : ça fonctionne au comptoir, avec la nourriture posée dessus, et le format est tout l'intérêt. On commande une chose, on la mange debout, et on passe au bar suivant. Trois ou quatre bars font un repas. S'asseoir deux heures au même endroit, c'est la version touristique d'une soirée ici.

  • Pintxo

    Quoi commander

    Comprendre ce que vous commandez vraiment

    Un pintxo est une petite assiette, presque toujours sur une tranche de pain avec un pique, et ce n'est pas une tapa offerte : ici on paie à la pièce. Les bons se font à la commande depuis une courte liste au mur, ce ne sont pas les froids déjà posés sur le comptoir. Demandez ce qu'il y a de chaud.

    Vérifiez-le sur Wikidata
  • Plaza Nueva

    Où chercher

    L'endroit par où commencer, si on commence quelque part

    Place néoclassique à arcades dans la vieille ville, bordée sur ses quatre côtés de bars à pintxos. Faire le tour et manger une chose dans trois d'entre eux, c'est la soirée standard. Le dimanche matin, il y a un marché sous les arcades. Ça se remplit et ça s'améliore à partir de vingt heures.

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  • Mercado de la Ribera

    Marché

    Un marché assez grand pour être un monument

    L'une des plus grandes halles couvertes d'Europe, sur la ria à côté de la vieille ville. Le rez-de-chaussée, ce sont les comptoirs et les plats préparés ; à l'étage, le poisson et le produit. Bien pour déjeuner et, chose rare, bien pour un après-midi de pluie — qui à Bilbao est une catégorie d'après-midi à prévoir.

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  • Txakoli

    Quoi commander

    La boisson qui accompagne tout ça

    Un blanc local jeune et légèrement perlant, versé de haut dans un verre large pour l'ouvrir. Il est peu alcoolisé exprès, parce que l'idée est d'en prendre un dans chaque bar. Commander le vin par cépage vous désigne comme visiteur ; commander ça vous désigne comme quelqu'un qui est déjà venu.

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Combien coûte un voyage à Bilbao, et comment payer sur place

Ce qui change le voyage

  1. Gardez une journée d'intérieur et une d'extérieur non affectées, et décidez-les en voyant la météo. Dans cette ville, cette seule habitude vaut plus que toute autre planification.
  2. Les pintxos se commandent et se paient à la pièce au comptoir, on ne vous les apporte pas à table. Deux ou trois bars dans une soirée est le schéma normal, pas un long dîner.
  3. Le Guggenheim ferme un jour par semaine hors haute saison. À vérifier avant qu'il n'ancre votre journée.
  4. Le métro jusqu'à Getxo et la côte est rapide et bon marché, et transforme un après-midi libre en un endroit vraiment différent.
  5. La vieille ville est accessible à pied depuis presque tout point central ; le tram le long de la ria est joli mais rarement plus rapide que la marche.

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Un séjour de deux ou trois jours à Bilbao entre dans la version gratuite : une destination, jusqu'à trois jours, sans compte. Les voyages plus longs et les excursions vers la côte relèvent de Premium.

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