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JoruJoru
Montréal: le Vieux-Port sur le Saint-Laurent
Photo: Dillan Choiniere dillanchoiniere · CC0
Québec, Canada

Montréal : combien de jours il faut et quand y aller

Montréal, ce sont deux villes qui partagent un calendrier plutôt qu'un caractère. Dès juin tout se déplace dehors : des terrasses partout, un festival presque chaque semaine, des rues fermées aux voitures pour la saison. Dès décembre elle descend sous terre, dans une trentaine de kilomètres de passages reliés, parce que l'hiver y est réellement rude. Les deux versions valent le voyage. L'erreur est d'en réserver une en attendant l'autre.

Réponses rapides

Ce qu'on demande avant de réserver

Combien de jours faut-il pour visiter Montréal ?

Montréal demande trois jours pour le vieux quartier, la montagne et les quartiers en dessous. Lesquels compte plus que combien : la ville d'été et celle d'hiver sont deux voyages.

Quel est le meilleur mois pour visiter Montréal ?

Juin, juillet et août — La ville dehors, et un festival presque chaque semaine. Septembre et octobre — Couleurs d'automne et la foule d'été partie.

Quels sont les pires mois pour visiter Montréal ?

Décembre et mars — Le froid sans les compensations. Avril — La saison de la bouette, qui porte ici un nom.

Combien de jours il faut à Montréal

Trois jours en font le tour : un pour le vieux quartier et le port, un pour la montagne et les quartiers en dessous, et un pour les marchés et la cuisine. Montréal se marche bien dans les mois où marcher est agréable, et le métro s'occupe du reste.

Un quatrième jour est pour la ville de Québec, à trois heures à l'est en train ou en bus et un endroit complètement différent : fortifié, plus ancien et plus visiblement français. En été, le quatrième jour peut aussi partir simplement dans un festival, ce qui est ici une façon légitime de le dépenser comme cela ne le serait pas ailleurs.

Comment la ville est répartie

Montréal est une île sur le Saint-Laurent avec une petite montagne au milieu, et tout s'oriente sur cette colline. Les gens d'ici prennent la montagne pour le nord alors qu'elle ne l'est pas, ce qui veut dire que le nord, le sud, l'est et l'ouest de la ville sont pivotés par rapport à la boussole, et toute indication qu'on vous donnera utilisera ce système pivoté.

  • Le Vieux-Montréal et le Vieux-Port — les rues de pierre du XVIIe siècle au bord de l'eau, avec la basilique et les pavés. Superbe, touristique, et c'est là qu'est le fleuve.
  • Le centre-ville — les tours de bureaux, les musées et le réseau souterrain en dessous. Fonctionnel plutôt que charmant, et le nœud des transports.
  • Le Plateau et Mile End — le cœur résidentiel de la ville, avec les escaliers extérieurs en spirale, les boulangeries de bagels et la meilleure cuisine. C'est le Montréal dont les gens parlent.
  • Le Mont-Royal — le parc sur la colline, dessiné par celui qui a fait Central Park, avec le belvédère sur toute l'île. Gratuit et la meilleure heure de la ville.
  • La Petite Italie et Jean-Talon — au nord du Plateau, avec le plus grand marché public de la ville et les bars à espresso autour.

Où dormir, et le rayon de marche

La bonne question est de savoir quelle part du séjour vous voulez faire à pied, car cela change entièrement avec la saison. En été, loger au Plateau ou à Mile End vous met au milieu de la bonne partie et tout se marche. En hiver, être sur le métro compte bien plus qu'être dans un quartier pittoresque.

Le Vieux-Montréal est la carte postale et c'est aussi la partie la moins habitée de la ville : belle, chère, et calme d'une façon qui convient à certains séjours et pas à d'autres.

QuartierÀ qui il convientLe hic
Vieux-MontréalUne première visite. Rues de pierre, le fleuve et la basilique à la porte.Touristique et cher, et pauvre en vie ordinaire une fois les excursionnistes partis.
Centre-villeSéjours d'hiver, les musées, et être sur le métro et le réseau souterrain.Un quartier de bureaux ; calme le soir et ce n'est pas là qu'est le caractère.
Le PlateauLe meilleur pour manger et boire, les escaliers en spirale et un vrai quartier.Plus d'appartements que d'hôtels, et une marche ou un métro depuis le vieux quartier.
Mile EndBagels, cafés, librairies et le meilleur quartier le moins touristique.Plus loin, et le métro ne le dessert pas très bien.
Près de Jean-TalonLe marché, la Petite Italie et un meilleur rapport qualité-prix que partout au centre.À vingt minutes de métro du centre, ce qui compte en janvier.

La langue, et comment s'y prendre

Montréal est la deuxième ville francophone du monde après Paris, et le français est la langue officielle du Québec : c'est un fait juridique, pas une préférence. En pratique, presque tout le monde dans le centre touristique est bilingue et bascule dès qu'on entend que vous peinez. La ville n'est pas difficile à visiter sans français.

Ce qui compte, c'est l'ouverture. Commencer en français, même mal, puis demander si l'anglais est possible, se reçoit tout autrement que de commencer en anglais. Ce n'est pas de la susceptibilité : c'est une langue sous pression depuis trois siècles, et la politesse se remarque.

  • **Ouvrez par *bonjour* et cela ira bien.** Deux mots d'effort changent la température de tout l'échange.
  • **Dans les commerces l'accueil est souvent *bonjour-hi***, ce qui est une invitation à choisir la langue. Répondez dans celle que vous voulez.
  • L'affichage est en français par la loi, menus et panneaux compris, donc quelques mots de nourriture rendent beaucoup.
  • Le français québécois n'est pas le parisien et on vous le dira. Si vous avez appris le français en Europe, prévoyez de forcer le premier jour.

La ville souterraine, et à quoi elle sert vraiment

Montréal compte une trentaine de kilomètres de passages souterrains reliés qui joignent stations de métro, centres commerciaux, bureaux, universités et hôtels sous le centre-ville. Ce n'est pas une attraction et il n'y a rien à y voir : c'est un système de corridors chauffés qui existe pour qu'un demi-million de personnes puisse aller travailler en février sans sortir.

Cela dit, en plein hiver cela change ce qu'est une journée. Vous pouvez traverser une grande partie du centre, manger, faire des courses et changer de ligne sans manteau, ce qui est réellement utile quand le vent rend la rue désagréable.

  • N'organisez pas une journée autour. C'est de l'infrastructure de transport, pas un site, et c'est sinistre en été.
  • Une carte de métro couvre tout le réseau, et le métro roule sur pneus, ce qui le rend plus silencieux que la plupart.
  • Marcher en hiver demande de vraies bottes, pas des bottes de mode. Les trottoirs sont salés et boueux pendant des mois.
  • En été, plusieurs rues ferment entièrement aux voitures pour la saison et deviennent de longues terrasses. Sainte-Catherine et Mont-Royal sont les principales.

Comment marche le repas ici

Montréal pèse en cuisine bien au-delà de sa taille, et la raison est une immigration en couches : une tradition juive de charcuterie, une grande communauté italienne, une portugaise qui fait le poulet grillé, et des cuisines haïtienne, libanaise et vietnamienne qui sont ici ordinaires et non exotiques.

Les points pratiques sont ceux du Québec. Le pourboire est attendu autour de quinze à vingt pour cent, les taxes s'ajoutent à la caisse et n'apparaissent pas sur la carte, et beaucoup des meilleurs petits restaurants laissent apporter son vin : cherchez *apportez votre vin*, une vraie institution locale.

  • Les restaurants où l'on apporte son vin sont une vraie catégorie ici et c'est indiqué. Achetez la bouteille avant : les magasins ferment plus tôt que les cuisines.
  • Le brunch est une affaire sérieuse du week-end et les files devant les adresses connues un dimanche sont longues et normales.
  • Les taxes s'ajoutent à la caisse, donc le prix de la carte n'est pas le prix. Deux taxes, environ quinze pour cent à elles deux.
  • Les marchés fonctionnent toute l'année, pas seulement en saison. Jean-Talon et Atwater restent ouverts pendant l'hiver.

Où manger à Montréal, et quoi commander

La cuisine de Montréal est juive, française, portugaise et québécoise à la fois, et trois de ses plats sont de vraies inventions locales que le reste du continent copie mal. Mangez au moins une chose debout à un comptoir, et montez au nord du centre pour presque tout ce qui suit.

  • Poutine

    Quoi commander

    Le plat que le Québec a donné au monde, et comment le juger

    Des frites avec du fromage en grains frais et une sauce brune chaude versée dessus, pour que les grains s'attendrissent sans fondre. Les grains doivent couiner — c'est le test, et cela signifie qu'ils sont du jour. C'est né dans le Québec rural dans les années 1950 et tout ce qui existe hors de la province est une approximation.

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  • Montreal-style bagel

    Quoi commander

    La querelle du bagel, et de quel côté est cette ville

    Plus petit, plus dense et plus sucré que celui de New York, bouilli dans de l'eau miellée et cuit au four à bois. Les deux boulangeries célèbres de Mile End ne ferment jamais et se disputent entre elles depuis les années 1950. Mangez-en un chaud sorti du sac sur le trottoir : l'expérience est là tout entière.

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  • Montreal smoked meat

    Quoi commander

    Le sandwich pour lequel la ville est connue

    De la poitrine de bœuf salée plus d'une semaine, fumée, cuite à la vapeur et tranchée à la main sur du pain de seigle avec de la moutarde. Demandez-la mi-grasse, c'est ce que commandent les habitués et ce que la viande doit être. C'est proche du pastrami et ce n'est pas du pastrami, et on vous expliquera longuement la différence.

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  • Schwartz's

    Institution

    Le comptoir où ce sandwich est le meilleur

    Une charcuterie étroite ouverte depuis 1928, avec des tables partagées, une file permanente et pas de réservations. C'est une institution touristique et c'est encore réellement bon, ce qui est rare. Commandez la viande fumée mi-grasse, avec un cornichon et un soda à la cerise noire, et prévoyez de vous asseoir à côté d'inconnus.

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  • Marché Jean-Talon

    Marché

    Le marché qui tourne toute l'année, février compris

    Le plus grand marché public de la ville, dans la Petite Italie, avec produits, fromages, viande et plats préparés. Il reste ouvert tout l'hiver, et c'est l'essentiel : en janvier c'est l'un des rares endroits qui a l'air d'une ville d'été. Allez-y un samedi matin et mangez en marchant.

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  • Mile End

    Où chercher

    Le quartier à traverser en mangeant

    Un ancien quartier du textile au nord du Plateau, aujourd'hui la plus forte densité de bonne cuisine de la ville : les boulangeries de bagels, les cafés, les grillades portugaises et les petits restaurants. C'est là qu'il faut passer une soirée, et cela se traverse de bout en bout en vingt minutes.

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Quand y aller, et ce que chaque mois vous coûte

Montréal a l'une des amplitudes saisonnières les plus fortes des grandes villes, et les deux moitiés de l'année sont de vraies destinations différentes. L'été est un festival de rue et l'hiver est rude : des mois régulièrement sous zéro et de fortes neiges. Il y a aussi une cinquième saison qui porte ici un nom et que les visiteurs n'attendent pas.

  • Juin, juillet et août

    Allez-y

    La ville dehors, et un festival presque chaque semaine

    Journées chaudes et longues, la ville entière en terrasse et plusieurs rues fermées aux voitures pour la saison. Le festival de jazz, celui de l'humour et une dizaine d'autres occupent ces semaines — la plupart de leurs dates bougent un peu chaque année, vérifiez plutôt que de supposer. Les prix culminent et cela les vaut.

  • Septembre et octobre

    Allez-y

    Couleurs d'automne et la foule d'été partie

    Journées douces, nuits froides, et la montagne et les Laurentides qui virent au rouge et à l'or. Les festivals sont finis, les terrasses tiennent jusqu'à la fin septembre, et les prix baissent. La meilleure combinaison météo-prix de l'année.

  • Mai

    Ça vaut le coup, mais

    La ville rouvre, de façon inégale

    Les terrasses sortent, les arbres reviennent et la ville souffle visiblement. C'est aussi imprévisible — mai peut faire quinze degrés ou cinq — et certaines choses saisonnières n'ont pas encore ouvert. Bon marché, agréable et un pari.

  • Novembre

    Ça vaut le coup, mais

    Gris, bon marché et entre deux saisons

    La couleur est partie et la neige n'est pas arrivée. Sombre, humide et le moment le plus calme de la ville, avec les prix les plus bas de l'année. Tout ce qui est à l'intérieur — musées, restaurants, réseau souterrain — fonctionne parfaitement.

  • Janvier et février

    Ça vaut le coup, mais

    Réellement rude, et la ville est bâtie pour cela

    Des semaines sous zéro, de la neige épaisse et des journées courtes. La ville est complètement équipée — le métro, le réseau souterrain, les festivals d'hiver et le patin en plein air — et un séjour hivernal ici est réel et distinctif. Il faut de vraies bottes et un vrai manteau, pas un manteau à la mode.

  • Décembre et mars

    Réfléchissez

    Le froid sans les compensations

    Décembre est sombre et de plus en plus froid avant le début des festivals d'hiver, et mars est la fin d'un long hiver dont tout le monde est las. La neige est grise à ce moment-là. Les deux conviennent à un séjour d'intérieur et aucun n'est la raison de venir.

  • Avril

    Réfléchissez

    La saison de la bouette, qui porte ici un nom

    Le dégel. La neige devient une gadoue grise, le sol est détrempé, les arbres nus et rien n'a commencé à pousser. Les Québécois ont un mot pour cela et il n'est pas affectueux. C'est le mois le moins cher et le seul sans absolument rien pour le recommander.

Ce qui change le voyage

  • **Ouvrez chaque échange par *bonjour*.** Deux mots de français changent le ton du tout au tout, et ensuite tout le monde passera volontiers à l'anglais.
  • Décidez quel Montréal vous réservez. La ville d'été et la ville d'hiver sont deux voyages, et les intersaisons ne sont ni l'un ni l'autre.
  • Les prix de la carte sont hors taxes, et le pourboire de quinze à vingt pour cent s'ajoute. Comptez environ un tiers de plus que le chiffre affiché.
  • Cherchez les restaurants *apportez votre vin* et achetez la bouteille avant. C'est une vraie institution locale et cela divise l'addition du dîner.
  • L'hiver exige des bottes qui accrochent et un vrai manteau. La ville fonctionne parfaitement en février ; il faut être équipé comme le sont les habitants.
  • La ville de Québec est à trois heures et c'est un endroit tout autre. Si vous avez un quatrième jour et que ce n'est pas la saison des festivals, servez-vous-en.

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